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Lexique des bijoux de tête

Si barrettes et bandeaux sont parvenus jusqu’à nous, pour ce qui est des classes populaires la plupart des bijoux de tête n’a pas survécu au-delà des années 1940. Il semblerait que la mode de ce type de joaillerie, qui débute à la fin du XVIIIème siècle, est étroitement lié à l’émancipation des femmes : cheveux raccourcis et insertion dans la vie active ont relégué aux occasions particulières les ornements de tête.

 

 Galerie Penelope Paris Bijoux Anciens

Catherine Deneuve et Jean Marais, Peau d’Âne [film musical écrit et réalisé par Jacques Demy], 1970.

 


La tradition de cet apparat hérité de l’Antiquité et typiquement féminin perdure aujourd’hui grâce aux familles royales, dans les milieux aristocratiques lors de fêtes et plus généralement à l’occasion des mariages.


Fervente amatrice de bijoux de tête, la fondatrice de Galerie Pénélope milite pacifiquement pour leur retour de popularité. Elle est déjà parvenue à communiquer sa passion à son équipe.
Aigrettes, double-piques, peignes, diadèmes,… on vous guide ?

 

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La couronne

Certainement l’ornement de tête le plus célèbre, la couronne possède une base circulaire et se place à la naissance du front ou bien sur les cheveux. Exception qui confirme la règle, elle est aussi l'apanage de l'homme : on en a un exemple ci-dessus, porté par Jean Marais dans le film Peau d’Âne (une autre de nos passions au cas où ceci vous aurait échappé).

 

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Pauline Guérin d'après François Gérard, Marie-Louise, impératrice des Français [Détail], vers 1812, Versailles, Château de Versailles et de Trianon.

 

On a tendance à penser immédiatement à sa version or et pierreries, réservée aux dignitaires du pouvoir royal, pourtant la couronne peut être réalisée en toutes sortes de matériaux, par exemple les fleurs. Si vous avez lu notre article sur l’améthyste vous savez que dans l’Antiquité on ceignait parfois son front de violettes. Mais il existe aussi la couronne de lauriers, récompensant les vainqueurs, et la couronne de myrte qui s’invite à toutes les fêtes.


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Diane Leyre, Miss France 2022

 


Enfin, la seule tête couronnée que l’on plébiscite encore chez nous est sans doute Miss France. Depuis deux ans, le bijou de tête de la gagnante du concours de beauté est réalisé par Mauboussin. Et sa couronne est en fait… un diadème !
 

 

 

Le diadème

 

Le diadème se dit en anglais « tiara ». En français, il arrive que l’on utilise le mot « tiare » pour désigner un diadème dont le devant forme un triangle. Pourtant, il pourrait s’agir d’un abus de langage puisque selon sa définition la tiare est une coiffure d’apparat 1. « symbole de souveraineté dans l’Orient ancien et à Byzance » et 2. « portée par le Pape jusqu’à Paul VI ». Pour la faire courte, parler de « tiare » à propos d’un serre-tête agrémenté de pierreries pourrait revenir à dire que le Pape porte un diadème.

 

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 Anonyme, Portrait de l'impératrice Elisabeth d'Autriche [Détail], 1854, Vienne, Karlsplatz Museum

 


Contrairement à la couronne, de base circulaire, le diadème possède lui une base semi-circulaire. Ci-dessous un exemple avec Madonna pour Versace photographiée par Mario Testino. Hérité de l’Antiquité, cet ornement de tête est en général élément d’une parure et porté lors des réceptions et des occasions officielles. De la fin du XVIIIème au début du XXème siècle, le diadème sera réinventé en conservant toutefois en fil rouge les inspirations suivantes : motifs naturalistes ou empruntés au répertoire de l’Antiquité, ubiquité du diamant.

 

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Madonna pour Versace par Mario Testino, 1995.

 

 

A partir des années 1830, le diadème devient bijou à transformation : certains motifs amovibles peuvent ainsi se porter également en broches, en épingles, en colliers, en bracelets ou enfin en ornements de corsage.

 

Galerie Penelope Paris Bijoux AnciensDiadème de mariage ancien en métal doré et perles

 

Au catalogue de formes s’ajoutent au milieu du XIXème siècle le gothique comme source d’inspiration ainsi que les motifs célestes. Le début du XXème siècle marquera le chant du cygne du diadème. Caractéristique de la Belle Epoque, orné de motifs géométriques issus de la Grèce antique ou de style guirlande, ce dernier sera délaissé en 1910 en France et à New-York. Il perdure en Angleterre… qui un siècle plus tard n’a toujours pas abandonné la monarchie !

 

 

L’aigrette

 

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Photographie fin XIXème [Détail], via Pinterest

 


L’aigrette emprunte son nom à une espèce de héron blanc. A partir du XVIIIème siècle, les plumes de l’oiseau sont utilisées en parure rassemblées sur un ornement de tête (peigne, barrette) ou une broche de corsage. Le bijou est parfois paré en partie ou exclusivement de perles ou de pierres précieuses. Au début du XXème siècle, les aigrettes viennent accessoiriser les robes de Charles-Frédéric Worth, considéré comme le père de la haute couture. Par extension, on appelle aigrettes les ornements de chapeau pourvus de plumes.
 
 
 
 

Le bandeau

 

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Robert Lefèvre, Portrait de Pauline Bonaparte, princesse Borghèse, 1809, Rueil-Malmaison, Musée Nat. des Châteaux de Malmaison et de Bois-Préau.

 


Le bandeau est une bande de matière souple (souvent du tissu) formant un cercle retenant les cheveux. L’un des bandeaux les plus iconiques est sans doute celui de Brigitte Bardot, dont la star a fait sa marque de fabrique dans les années 60. Mais avant cela ? Le bandeau apparaît à la fin du XVIIIème siècle. Il est à l’origine porté sur le front, seul ou avec un peigne coordonné comme le montre cette peinture de Pauline Bonaparte par Robert Lefèvre. On retrouve sur sa parure l’utilisation de camées, très à la mode sous le premier Empire – et même durant tout le XIXème siècle.


Dans les années 1860-1880 on trouve des bandeaux tout or portés sur le front suivant l’inspiration antique.


Plus tard, autour de 1920 il remplace le diadème en France, seyant davantage à la coupe garçonne et aux robes années folles habillant les femmes libérées du corset. Le diamant reste la pierre de prédilection pour la création de bandeaux tandis qu’ils se parent de formes géométriques chères au mouvement Art Déco. Les bandeaux n’échappent pas à la règle des bijoux à transformation et se portent également en colliers et bracelets.

 

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Carey Mulligan dans Gatsby le Magnifique [Film de Baz Luhrmann, 2013]Bijoux signés Tiffany&Co.

 
 


 

L’épingle (ou double pique) à cheveux

 

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Peigne ancien fleur en pointe d'acier


 
L’épingle se caractérise par sa forme en U et sa matière, souvent du métal, à la fois dure et flexible. Si les épingles simples sont couramment utilisées pour fixer les chignons, certaines sont décoratives comme notre pique ornée de pointes d’acier. Les épingles sont populaires à partir du milieu du XIXème siècle. Les femmes utilisant aussi leurs bijoux et en particulier les broches pour orner leurs coiffures, on ne sait pas toujours dire s’il s’agit ou non d’épingles sur les témoignages picturaux parvenus jusqu’à nous. Ce dont on peut vous assurer, c’est que les motifs célestes (étoiles, lunes) étaient très populaires sur ce type de bijoux. La période faste des double piques sont les années 1860 à 1880, comme en témoigne le portrait de l’impératrice Elisabeth d’Autriche par Winterhalter, ainsi que le début du XXème siècle.

 

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Franz Xaver Winterhalter, Portrait de l’impératrice Elisabeth d’Autriche, 1865, Vienne, Museen des Mobiliendepots.

 


Dans cette coiffure réalisée par sa camériste, Sissi porte une série d’étoiles exécutées par Alexander Emanuel Köchert.
Dans les années 1900, on abandonne le fait de porter des broches dans les cheveux. En revanche, de nombreuses broches en forme de croissant de lune sont montées en épingle. Elles pareront les coiffures jusqu’à la Première Guerre mondiale.

 

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Peigne ancien étoile pointe d'acier


 

La ferronnière


On vous met au défi de trouver la ferronnière qui se cache dans cet article. Indice : c’est l’un des films préférés de l’équipe ! Il s’agit d’une mode assez circonscrite dans le temps : la frénésie autour de la ferronnière commence dans les années 1830 et dure à peine une décennie. Leur courte période de vogue correspond d’ailleurs à une nouvelle manière de se coiffer, où les cheveux sont éloignés du front.


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Léonard de Vinci, La Belle Ferronnière [Détail], 1495-1497, Paris, Musée du Louvre.

 


Issue de la Renaissance, cette pièce composée d’un ruban fin ou d’une chaîne est ornée d’un pendentif (pierre, perle, camée) porté sur le front. Elle est directement inspirée de La Belle Ferronnière, maîtresse de François Ier immortalisée en peinture par Léonard de Vinci autour de 1495. A la Renaissance, un grand front étant synonyme d’intelligence certaines femmes s’épilaient afin de repousser la ligne d’implantation de leurs cheveux. Une fois passées de mode, les ferronnières furent remaniés en colliers et bracelets ce qui explique pourquoi l’on n’en trouve plus vraiment aujourd’hui.

 


 
Le kokochnik

 

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Ana Pavlova, via Pinterest.

 


Il s’agit d’une coiffe, emblématique de la Russie des Tsars, de forme elliptique, rigide, à l’origine recouverte de tissu brodé de perles qui s’attache à l’arrière de la tête au moyen d’un ou plusieurs rubans. Le terme « kokochnik » vient du mot russe qui veut dire « crête de coq ». A l’image de nos couronnes ou diadèmes occidentaux, ce bijou de tête était porté par les femmes de la noblesse lors des cérémonies officielles. Les Russes le portent encore parfois lors des mariages traditionnels. Réinterprétés par les joailliers, on trouve des diadèmes kokochnik reprenant la forme de la coiffe mais de taille beaucoup plus modeste, ornés de diamants, qui furent à la mode en Occident dans les années 1860-1880.
Vous aimez les bijoux bohèmes ? Jetez un œil à notre sélection inspirée par la collection « Ballets russes » d’Yves Saint-Laurent.

 Pique AD

 

Le peigne

 

 
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Peigne, diadème, étoiles, turquoise et corne

 


Vous aviez bien compris qu’on ne va pas parler du peigne servant à démêler les cheveux ! Le peigne ornemental existe lui aussi depuis la nuit des temps, certains exemplaires datant d’environ 5000 avant J.C ayant été mis au jour. D’ailleurs, vous connaissez sans doute la version Disney de Blanche Neige, où son épouvantable belle-mère essaie de la tuer au moyen d’une pomme empoisonnée. Mais saviez-vous que dans celle des frères Grimm, la marâtre doit s’y reprendre par trois fois, dont l’une au moyen d’un peigne empoisonné ? Heureusement, les nains trouvant Blanche-Neige étendue sur le sol enlèvent le peigne de ses cheveux et elle revient à elle.


En tout cas, démocratisé sous le Premier empire il s’agit d’un essentiel parmi les accessoires féminins au XIXème siècle. Il est composé d’une partie horizontale décorative prolongée pour la plupart de dents en corne ou en écaille. Portés derrière ou sur la tête, les peignes sont souvent de forme rectangulaire, ornés de métal ajouré et incrustés de perles fines, de boules de corail ou d’ambre, de pierres précieuses, de micro-mosaïques ou enfin de camées. Comme pour les diadèmes, si le peigne se réinvente tout au long du siècle les influences restent les mêmes : motifs issus de la nature ou inspirations antiques (Antiquité Grecque, Egypte des pharaons).

 

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Au milieu du XIXème le peigne se porte sur le front comme un diadème ou bien au-dessus du chignon. L’émail vient s’ajouter aux matériaux utilisés. A cette époque apparaissent également les peignes de flamenco réalisés exclusivement en écaille de tortue ouvragée.

Un peu plus tard, les peignes à la girafe, caractérisés par leur forme étroite mais haute retiennent les chignons. A la fin du XIXème siècle, les peignes rétrécissent et se portent comme des mini-diadèmes. Ils seront par la suite privilégiés pour leur fonction utilitaire (qui n’en a jamais trouvé dans le tiroir de la coiffeuse de sa grand-mère ?) et pâtiront eux aussi de la mode des coupes courtes.  


Un peigne possédant seulement deux dents, à mi-chemin entre l’épingle et le peigne se nomme « manon » de cheveux.

 

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Si Camille, notre fondatrice, est une grande amoureuse des bijoux de tête, elle aime particulièrement les peignes. Pour un mariage prochain, ou pour habiller votre petite robe noire découvrez notre sélection complète dans le menu déroulant à droite ou ci-dessous pour la version mobile.

Corail, Rhin, Corail 2, Corail 3
 

La barrette

 

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Clic-clac ou automatique, la barrette est sans doute notre premier contact avec les ornements de tête en tant que petite fille. Accessoire serrant une mèche de cheveux plus ou moins épaisse, elle se porte tant sur le côté latéral qu’à l’arrière de la tête. La barrette existe depuis l’Antiquité, elle ne semble pas avoir de moment phare dans l’histoire du bijou sinon dans l’entre-deux guerres avec les coiffures crantées. Les mèches était alors retenues par des barrettes placées près de la raie, majoritairement sur le côté gauche de la tête.

 


 

L’épingle à chapeau

 
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William James Glackens, Girl in red dress pinning on hat [Detail], 1915-1916, Philadelphie, Barnes Foundation.

 


Savez-vous ce que collectionnent les « cappaspingulophiles » ? Facile, c’est dans le titre ! L’épingle à chapeau, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une pique, la plupart du temps décorative, servant à maintenir un chapeau sur la tête en le fixant aux cheveux. Dans la culture occidentale, jusqu’à une époque pas si lointaine il était convenu que les femmes d’un certain rang social ne pouvaient sortir « en cheveux », c’est-à-dire la tête non couverte par un foulard ou un chapeau. De fait, les épingles à chapeau sont particulièrement tendance des années 1880 à 1920. Ensuite, la mode des chapeaux cloches ne nécessitant plus d’être attachés met les épingles en sommeil. Elles connaîtront un retour de flamme dans les années 1930 et au milieu du XXème siècle.
Auparavant, les chapeaux étaient attachés par des rubans noués sous le menton. Les épingles servaient pour les voiles ou les coiffes. Il faut attendre les années 1830 pour que les épingles soient produites de manière industrielle aux Etats-Unis et en France. L’usage se démocratise au milieu du XIXème siècle : les épingles à chapeau sont utilisées par les femmes de toutes les couches sociales.


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Epingle à chapeau années 1950, Rennes, Musée de Bretagne.

 


Pourquoi pas les hommes ? Parce qu’eux sont tenus de se découvrir en entrant dans un lieu (à l’église, par exemple) tandis que ce n’est pas le cas des femmes. Au fur et à mesure du temps et de la mode les épingles se rallongent, pouvant mesurer jusqu’à 35 cm ! Il faut bien faire tenir solidement les chapeaux Belle Epoque présentant de véritables jardins. Il est donc ordonné au début du XXème siècle que les épingles soient pourvues d’un capuchon protecteur.

En effet, elles étaient parfois responsables d’accidents malheureux, par exemple dans les transports en commun ; mais constituaient également une arme de dissuasion bien pratique pour les femmes subissant le harcèlement de rue. On vous invite d’ailleurs à (re)lire Le crime est notre affaire d’Agatha Christie où la victime est « frappé[e] en plein cœur par un objet plutôt saugrenu : une épingle à chapeau. »

Rassurez-vous messieurs, aujourd’hui les épingles anciennes, qu’il s’agisse d’épingles à chapeau ou de cravate sont transformées en bijoux. Leurs motifs sont la plupart du temps montés en colliers, en boucles d’oreilles ou encore en bagues comme l’exemple ci-dessous.


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Bague ancienne chimère or et diamant


 

Que retient-on ?


Tout évidemment ! Et sinon ?

 

  • La période faste du bijou de tête est sans conteste le XIXème siècle
  • Assez vite, il est réservé aux grandes occasions aussi les joailliers en font des bijoux à transformation afin qu’ils puissent également être portés en colliers, broches, bracelets ou enfin bijoux de corsage
  • La frontière entre bijou et bijou de tête est vraiment ténue : non seulement ces derniers étaient conçus pour plusieurs utilisations, mais les coiffures de l’époque étaient aussi ornées de rivières de diamants ou de perles, ainsi que de broches dont la destination première n’était pas de parer les cheveux
  • Aujourd’hui les bijoux de tête sont réservés aux familles royales, aux grandes occasions dans les milieux aristocratiques et aux mariages  pour toutes les couches de la société
  • Le fait de destiner les bijoux de tête à des circonstances particulières est étroitement lié à l’émancipation des femmes : coupes courtes et vie active s’accordent moins facilement avec ces ornements
  • Malgré un siècle et demi d’existence, les inspirations demeurent sensiblement les mêmes : Antiquité, Renaissance, orientalisme, motifs naturalistes et célestes
  • Le diamant reste la gemme de prédilection pour les bijoux de tête, mais on en trouve aussi beaucoup en corail, très à la mode sous les deux Empires, et en strass imitant le diamant
  • A la recherche du « French je-ne-sais-quoi » ? Ca ne tient qu’à nous, mais on trouve que peignes et épingles n’ont pas pris une ride et pimperaient n’importe quel jean 😉
 
Convaincue ? Tous nos bijoux de tête.

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