La Bague de fiançailles

HISTOIRE

La bague de fiançailles est sans doute le bijou le plus populaire et reconnaissable de notre époque, rendue iconique de par le symbole qu’elle revêt.

Néanmoins, des références à l’échange de bagues pour un mariage existent depuis l’Antiquité romaine, le naturaliste romain Pline l’Ancien évoquant déjà dans ses écrits la tradition de couples s’échangeant un simple anneau de mariage. Selon la légende, celui-ci était placé sur le quatrième doigt de la main gauche car il y passerait la vena amoris, latin pour la veine de l’amour, qui mène directement au cœur. Pourtant, aussi romantique que cela puisse paraître, l’anneau de mariage de la Rome antique, était plus l'établissement d’un contrat entre deux personnes qu’un symbole de leur amour.

 

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Bien que cette coutume romaine d'échanger des anneaux pour un mariage ait conduit à l'idée d'offrir une bague avant l’union, pour symboliser formellement les fiançailles, ce n’est qu’à partir du XVe siècle que cette pratique est entrée dans les mœurs. De même que dans l'Antiquité romaine, l'alliance était toujours un simple anneau ; la bague de fiançailles, par contre, était ornée de pierres précieuses, comme cela est encore le cas aujourd’hui. Dans l'une des premières références à l'existence d’une bague de fiançailles, en 1477, Maximilien d'Autriche aurait offert à sa fiancée Marie de Bourgogne, un anneau d’or serti d’un diamant. Les techniques de taille s'améliorant au fil du temps, révélant toujours plus la beauté des pierres, l’usage de bagues ornées de pierres précieuses n'a fait que gagner en popularité au fil des siècles.

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Bague topaze impériale et diamants

 

Durant le Moyen-Âge et la Renaissance, il était courant d’offrir une bague fede – que l’on peut traduire par confiance en Italien – comme bague de fiançailles. Elle était formée d’un ou de deux anneaux et représentait deux mains jointes. Ce symbole populaire peut se retrouver sur la bague de Claddagh, une bague d’origine irlandaise représentant deux mains portant un cœur surmonté d’une couronne. Au cours des XVIe et XVIIe siècles, LA bague de fiançailles était la bague gimmel (du français jumelles), qui était formée de deux anneaux identiques s'emboîtant pour symboliser l'union. Ils pouvaient également être séparés et portés par chaque partenaire. Plus tard, au XVIIe et XVIIIe siècles, la bague de fiançailles continue son évolution et l’on trouve alors des anneaux sertis non plus exclusivement de diamants, mais aussi de rubis, d'émeraudes ou bien de saphirs. Ces derniers étaient particulièrement populaires, symbolisant la pureté du sentiment amoureux de par leur couleur céleste. 

 

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C’est au XIXe siècle que le diamant est devenu la pierre précieuse de prédilection pour la bague de fiançailles. Cela est en partie dû à la découverte de mines de diamants en Afrique du Sud dans les années 1870, qui entraîna un afflux de ces pierres en Europe de l’Ouest, les rendant ainsi plus abordables pour les jeunes couples de la classe moyenne. L’iconique solitaire, reconnu aujourd’hui comme LA bague de fiançailles classique, n’est pas seulement symbole d'amour, mais aussi d’un certain statut social.

En 1886, Charles Tiffany a favorisé l’établissement de la bague solitaire comme symbole ultime de l’amour en introduisant le sertissage Tiffany Setting. Ce nouveau, et révolutionnaire, sertissage à six griffes surélève le diamant qui semble flotter au-dessus de l’anneau. Cela permet également à la lumière de traverser la pierre de toutes parts, mettant ainsi en valeur sa brillance. Ce sertissage a renversé la tendance d’alors pour les bagues lourdement ornementées et surmontées de gemmes, et devint tellement recherché et copié que Tiffany dut alerter ses clients de prendre garde aux contrefaçons.

Plus tard, en 1919, Marcel Tolkowsky a créé la taille rond brillant, une combinaison de 57 facettes permettant d’augmenter la brillance de la pierre, ce qui en fait le parfait complément de la bague solitaire rendue populaire par Tiffany. Mais ce sera une autre illustre maison de joaillerie qui imposera l'idée de l’iconique diamant comme le symbole d’un amour impérissable quand en 1947, Frances Gerety, rédactrice publicitaire chez De Beers, trouva le si simple et toujours célèbre slogan « A diamond is forever » ( « un diamant est éternel » ).

 

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 Bague Marguerite Diamants, Début XIXe

 

QUEL DIAMANT POUR MA BAGUE DE FIANCAILLES ?

Bien que le diamant blanc reste la couleur classique pour les bagues de fiançailles, les diamants peuvent se présenter dans tous un éventail de couleurs : rose, vert, lilas, marron, jaune, bleu ou encore plus rarement, rouge. On trouve à travers l’histoire des exemples d’usage de diamants colorés, aussi appelés diamants de couleur fancy, mais ce n’est que récemment qu’ils sont devenus populaires pour les bagues de fiançailles. Si vous optez pour un classique diamant blanc, il vous faudra prêter attention aux 4 C – Colour (couleur), Clarity (pureté), Cut (taille) et Carat (poids) – car ceux-ci auront une influence sur votre choix et la somme à dépenser pour celui-ci.

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Quant à la sélection du métal, les futures mariées peuvent choisir entre l’or jaune, rose ou blanc et le platine. Ce dernier est particulièrement bien adapté aux bijoux du quotidien tels qu’une bague de fiançailles car résistant aux rayures et ne s'oxydant pas. Vous le trouverez très souvent sur les bagues de l'époque Art Déco.

La taille rond brillant, reste à ce jour la plus courante pour les diamants, mais d'autres formes, plus anciennes, ou fantaisies, gagnent en popularité, comme la taille ancienne, la taille rose, la taille émeraude, la taille coussin, la taille marquise, la taille coeur, ovale ou princesse, ... offrant aux fiancées d'aujourd'hui une grande liberté de choix sur la forme, le style, et la couleur, qui sont adaptés à leur budget et leurs goûts personnels.

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