Le diadème et l'Impératrice, partie 2

 

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Se questionnant sur la bonne inspiration qui donnerait vie à la future pièce maîtresse des prochaines toilettes de l’Impératrice, Oriane réalisa qu’elle y trouverait l’opportunité tant espérée de partager sa vision singulière du diadème.


En puisant dans ses souvenirs d’enfance, Oriane se remémora son émerveillement lorsque son père lui offrit ses premiers morceaux de corail. Fascinée, elle en fit un collier de perles au cours de son adolescence. Oriane se rappela également ses dessins de nombreuses pièces mettant en valeur la magnificence du corail naturel.


Soudain, un sourire illumina son visage : le prochain diadème de l'Impératrice serait constitué de corail!


Par ailleurs, souhaitant rompre avec une certaine forme de sophistication ostentatoire qui demeurait la norme jusqu’alors, sa suggestion fut de réduire l’ornementation à sa plus simple expression : au travers le volume des volutes.


Les frères Bapst séduits et éblouis par sa proposition, décidèrent que la jeune Oriane les accompagnerait à la future présentation du diadème dédiée à l’Impératrice Eugénie. Puis ils se mirent à la confection du bijou avec ardeur.


Quelques temps plus tard, lors de la remise solennelle du diadème, l’Impératrice Eugénie s’enthousiasma : « Quelle incroyable modernité ! Il y a une extrême finesse, une extrême subtilité dans votre diadème. Et puis ces perles de corail sont tout bonnement divines ! ».


Grâce à sa soudaine renommée, Oriane fit concevoir une version plus accessible, en vermeil. Ce fut ainsi la première fois que des femmes issues des nouvelles fortunes nées au cours du Second Empire purent s’emparer du diadème, emblème auparavant exclusif des têtes couronnées.

 

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Diadème vermeil et corail

 

 

 

Texte de Jean-Philippe Samarcq.